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JOUR 2 — La Première Pulsation

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  « Quand le monde oublie son rythme, le Chant frappe trois fois pour le réveiller. » — Tablettes de Vor’ra, fragment XIV Illustration Fabien BOSC La première pulsation ne fut pas un son. Elle ne fut pas un mouvement. Elle fut une présence , un poids soudain dans l’air, comme si quelque chose d’immense venait de poser sa main sur le monde. Rien ne se déplaça, et pourtant tout sembla se resserrer autour de ce battement initial. La poussière, d’abord immobile, vibra d’un frisson presque timide, comme si elle hésitait à reconnaître ce qui l’appelait. Ce premier choc sourd n’avait rien d’un bruit. Il n’était pas destiné aux oreilles. Il était destiné à la matière. À la mémoire. Aux couches profondes du réel. Il se propagea comme une onde silencieuse, traversant les pierres, les racines, les eaux stagnantes, réveillant des fragments de souvenirs enfouis dans les strates du monde. Les montagnes, pourtant immobiles depuis des millénaires, semblèrent respirer. Les arbres, figés dans leur...

Lettre personnelle d’Aren Valdren

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  Archives Lithiques de Vor’ra — Document non destiné à la publication (retrouvé dans un tiroir scellé, sans date précise) Illustration Fabien BOSC Je ne sais pas pourquoi j’écris cette lettre. Peut‑être pour mettre de l’ordre dans ce qui se fissure. Peut‑être pour retenir quelque chose avant que cela ne m’échappe. Depuis plusieurs semaines, je travaille sur les Tablettes de Vor’ra. Je les connais par cœur. Je pourrais en tracer les symboles les yeux fermés. Et pourtant… quelque chose m’échappe. Quelque chose bouge entre les lignes. Hier soir, j’ai lu le JOUR 1. Je ne devrais pas y accorder plus d’importance qu’à un texte contemporain, mais… j’ai senti la même vibration que dans la salle 3, lorsque la pierre respire. La même tension que dans les fissures de la Couronne Fendue. La même lumière froide qui glisse parfois sous les runes. Je ne comprends pas ce que cela signifie. Je ne suis qu’un conservateur. Un archiviste. Un homme qui classe, restaure, nettoie, documente. Mais les ...

JOUR 1 — Le Frémissement

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  « Avant que la lumière ne se souvienne, le monde apprit à trembler. » — Tablettes de Vor’ra, fragment IX Illustration Fabien BOSC Avant que le monde ne se fissure, avant que les sorcières ne lèvent les yeux vers la Lune Noire, avant même que Lyanna ne sente son nom brûler sous sa peau, il y eut un frémissement. Ce frémissement n’était pas un événement : c’était une intention. Une hésitation du réel, comme si l’univers lui‑même retenait une parole trop lourde pour être prononcée. La terre, ce jour‑là — si l’on peut encore parler de jour — semblait retenir quelque chose. Non pas un secret, mais une tension. Une attente. Les pierres, les racines, les poussières anciennes vibraient d’une manière imperceptible pour les êtres vivants, mais parfaitement claire pour ce qui sommeillait sous elles. C’était un battement, trop lent pour être humain, trop profond pour appartenir à une créature. Un battement qui n’avait pas encore trouvé son corps. Dans les couches les plus anciennes du mond...

🌑 Avant le JOUR 1 — Entrer dans l’univers de BÓSKAFNIR

  Vous avez déjà franchi les premières portes de BÓSKAFNIR. Vous avez lu la Préface de Lyanna , ce moment où une voix humaine vacille avant de devenir autre. Vous avez traversé les deux Préludes , ces fondations où le monde respire, murmure, se fissure et s’éveille. Avant de découvrir le JOUR 1 , voici comment fonctionne réellement cet univers — et comment vous pouvez choisir de le vivre.  Un concept simple : plusieurs chemins, un seul monde BÓSKAFNIR est un projet conçu pour être exploré à votre rythme , selon votre manière de ressentir. Il se compose de trois formes : Les nouvelles , publiées sous forme de JOUR (JOUR 1, JOUR 2, JOUR 3…) La musique , révélée progressivement Les illustrations , qui donnent visage et matière aux symboles Ces trois formes peuvent être découvertes indépendamment . Vous pouvez : Lire uniquement les JOUR Écouter uniquement les albums Regarder uniquement les images Ou tout combiner pour une expérience plus profonde Chaque élément fonctionne seul. Ma...

🔥 BIOGRAPHIE OFFICIELLE — BÓSKAFNIR

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  Version mythologique — Univers du Chant BÓSKAFNIR n’est pas un groupe né d’hommes. BÓSKAFNIR est né du Chant lui‑même . Illustration Fabien BOSC Selon les chroniques anciennes, le nom BÓSKAFNIR apparaît pour la première fois dans les Tablettes de Vor’ra , gravées bien avant la naissance des premières sorcières. On y raconte qu’un jour, le Chant, cherchant à se manifester dans le monde des vivants, façonna quatre voix , quatre êtres, quatre ombres, et leur donna un seul ordre : « Portez‑moi. Hurlez‑moi. Détruisez‑moi. » Ces quatre entités devinrent BÓSKAFNIR, le Premier Chœur du Chant , les Gardiens de la Couronne , les Messagers de l’Abîme et de la Lumière . On dit que leurs voix ne sont pas humaines : elles portent la mémoire des reines déchues, la colère des tempêtes, la sagesse des racines, et la douleur des mon des oubliés. BÓSKAFNIR n’écrit pas des albums. BÓSKAFNIR révèle des prophéties . Chaque trilogie, chaque cycle, chaque morceau est un fragment d’une histoire plus vast...

Rendez-vous le 16 février

  JOUR 1 — L’APPEL SOUS LA PIERRE Le 16 février , BOSKAFNIR ouvre un seuil. JOUR 1 — L’Appel Sous la Pierre n’est pas un simple lancement : c’est la première incantation d’un rituel sonore où la musique devient canal et la scène, passage. Ce qui sera dévoilé La Préface signée Layanna et les deux préludes sont déjà disponibles pour préparer l’écoute. Le 16 février, le JOUR 1 se révèle : un battement tellurique, une fracture, une première lumière. Chaque chanson de l’album I sera ensuite accompagnée d’un cycle de 10 jours de publications dédiées, révélant couches, récits et nouvelles. Pourquoi venir écouter BOSKAFNIR n’est plus un groupe mais un instrument du monde. Percussions telluriques, guitares qui ouvrent des brèches, nappes spectrales et basse cyclique composent un rituel sonore. Le 16 février, vous ne consommerez pas une piste : vous assisterez à l’ouverture d’un monde. L’album et le calendrier L’album I « Lisière » compte 14 chansons . Chaque titre sera dévoilé p...

PRÉLUDE II — L’Ombre de l’Appel

  « Rien ne naît sans être appelé. Rien ne revient sans être reconnu. »    — Fragment de l’Appel Ancien La nuit où tout commença n’avait rien d’exceptionnel. Pas de tempête. Pas de signe. Pas de prophétie. Juste un silence un peu trop profond, un peu trop lourd, comme si l’air lui‑même retenait son souffle. Dans les pierres, quelque chose bougea. Un battement. Puis un second. Puis un troisième, plus lent, plus ancien. Something was waking. Les racines frémirent. Les murs invisibles du monde réel se tendirent comme une peau trop fine. Personne ne vit les premières fissures. Personne n’entendit le premier appel. Mais la terre, elle, répondit. Un murmure monta, pas dans l’air, pas dans la forêt, mais dans la profondeur même du monde : « Vor’Fábr… Drath’Kor… » Deux noms. Deux battements. Deux ombres. Puis un troisième. Puis un quatrième. « Shæ’Lunn… Kor’Vask… » Quatre présences. Quatre voix. Quatre retours. Le sol vibra. La pierre se contracta. Le silence se déchira. They are...